lundi 3 février 2014

1814 : Des hussards hongrois à la Tour du Pin !


Le 2 février 1814, 19 hussards poussent une reconnaissance jusqu’à la Tour du Pin où ils entrent par pelotons de 4 à la fois. Arrivés sur la grande place, ils s’y rangent en ordre de bataille et demandent des rafraîchissements...

M. Chevalier aîné, à qui s’adresse cette demande, leur montre la fontaine pour toute réponse. Mais un paysan sort de l’auberge Fuzier, qui à l’époque occupait l’emplacement des halles actuelles, présente à l’officier qui commandait le détachement, une bouteille pleine d’eau de vie. Au moment ou ce dernier se penche pour la recevoir, un homme traverse la foule, s’en empare brusquement, et la brise sur le pavé. C’est le chef Cecillon en charge d’un poste de la Garde nationale, embusquée dans les jardins d’une maison voisine.

Ce trait de hardiesse intimide les Hongrois, d’autant plus que la foule de turripinois grossit toujours plus menaçante. Craignant pour leur sûreté, ils tournent bride et reprennent le chemin des Abrets.


Stéphanie de Virieu (1785-1873) témoigne : «il faut se mettre à l’abri des atrocités des barbares du Nord. Des bruits courent et contribuent à créer une atmosphère de panique. Ces barbares sont déjà à Chambéry sous la forme d’élégants cavaliers autrichiens… On loge des hussards hongrois turbulents. Belle troupe à uniformes vert pomme et argent. Les officiers ont de bonnes pelisses bien amples et doublées de fourrure. Leurs chevaux sont en très bon état, mais pas souvent bien étrillés. Ils les montent admirablement… Après eux on voit quelques cosaques… puis des Allemands… honnêtes gens… excellente discipline. Il n’y a plus d’inquiétude dans la population.»

Mais fin février, les Autrichiens et leurs alliés sont complètement défaits au Gaz et chassés au-delà du Guiers par le Baron Raverat, singulier héros de Crémieu, qui maniait le sabre à merveille à la tête du 4ème bataillon des gardes nationaux de l’Isère.


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