mercredi 5 mars 2014

La douane de la Tour du Pin


Depuis la plus haute Antiquité, les États ont prélevé des impôts sur les marchandises franchissant les frontières. Au XIIème siècle, on trouve traces de perceptions opérées sur les marchandises en mouvement. Il existait alors au moins un régime douanier par province.

Sous Louis XVIII, l’ordonnance du 2 janvier 1817, l’article 7 qui voulait régulariser la prime due pour l’exportation des tissus de coton, cite la Tour du Pin comme lieu d’un bureau de Douane, avec 5 autres endroits répartis le long des frontières de la France : Valenciennes, Forbach, Marlenheim, Mulhouse, Nantua.

Au XVIIIème siècle, l’abolition des barrières intérieures a amené le transfert des bureaux de traites aux frontières du Royaume. Le rôle de la douane, pour l’exportation, était de protéger la collectivité contre les risques de pénurie de denrées et autres produits indispensables.

Le bureau des Douanes de la Tour, se trouvait, route de Lyon, l’actuelle rue Pierre Vincendon, au niveau de l’ancienne usine Uzel. Il est déjà relevé sur une vielle esquisse d’un plan de la Tour datant de 1780. C’était l’époque des fameux fermiers généraux qui sévissaient dans le royaume sous Louis XVI. La Constituante devait mettre de l’ordre dans le système de la Ferme. Le bureau de la Tour était concerné par ce qui s’exportait par le Pont-de-Beauvoisin, qui appartenait au Duché de Savoie avant 1860.
La fin des contrôles...

L’annexion de la Savoie et du Comté de Nice par la France ne justifiait alors plus les contrôles douaniers et le poste de la Tour n’avait plus lieu d’exister. Ce sera la famille Cholat, gros propriétaires Turripinois, qui outre l’hôtel, acquiert la grande maison de la douane. L’ancienne rangée d’immeubles a été démolie il y a une trentaine d’années pour laisser la place à la Maison de l’emploi.

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